
- Suivant les difficultés de terrain : pentes, obstacles, densité du sous-étage, pierrosité, densité de peuplement, volume unitaire moyen des bois, la direction d’abattage, ... , et la distance de traîne en débusquage, les rendements peuvent varier de 10 à 40m3 ou 30 à 50 stères/ jr/ homme-cheval.
- Une paire de chevaux peut tracter plus de 2m3 de volume moyen grâce à du matériel moderne, performant, et adapté (au fardier ou au trinqueballe par exemple).
- Si le cheval est moins efficace et performant sur les arbres de gros diamètres (supérieur à 80 cm), il l’est beaucoup plus sur des diamètres inférieurs, grâce notamment à sa bonne force de traction et à son étonnante mobilité dans ces endroits fermés.

- La conduite des chevaux requiert une grande technicité.
- Le meneur, exigeant et rigoureux, a fait le choix d’un dressage spécifique « à la voix et au cordeau » qui privilégie la relation étroite avec l’animal.
- Les chevaux, calmes et puissants, développent des qualités de souplesse, d’adaptation, et de précision.
- Les points forts sont la maniabilité, l’agilité, et la polyvalence.

Exceptées certaines zones sensibles où la mécanisation est proscrite ou très réglementée, la collaboration avec un débusqueur, un porteur ou même une abatteuse est habituelle.
- le cheval débusque et rassemble les bois en traîne sur les voies de vidange.
- le débusqueur ou porteur reprend les grumes ou stères pour les déposer à port de camion.
- La tête d’abatteuse façonne les bois entiers rassemblés dans les cloisonnements

Dans les chantiers purement forestiers (coupes d’éclaircie, jardinage) le cheval a pour vocation non pas de concurrencer le tracteur mais d’être complémentaire à ce dernier.
En effet, le cheval a d’excellents rendements en opération de débusquage sur de courtes traînes. Le tracteur reprend ensuite les bois et les débarde jusqu’à une place de dépôt.
Dans les chantiers environnementaux, c’est à dire dans les milieux fragiles, le cheval a toute sa place, et est souvent plus performant que la machine.
Les intérêts pour la forêt :
- Le cheval occasionne peu de dégâts lors de son passage :
- Très peu ou pas de frottements sur les arbres d’avenir
- Pas d’écrasement de la régénération naturelle
- Pas de formation d’ornière
- Pas de tassement des sols
- Respect des infrastructures
- Respect des sites (archéologiques, de mémoires, historiques, culturels)
- Le cheval est adapté aux coupes d’éclaircies sélectives et est plus rentable sur de petites surfaces
- Le cheval est une énergie non polluante
- En exploitation forestière, le cheval est socialement beaucoup mieux perçu et accepté par le public
-
En rivière, pour l'accéder, il n’est pas nécessaire de sacrifier des arbres sur les berges, contrairement aux engins. Ceci est maintenant l’avis de beaucoup de techniciens de rivières qui considèrent la traction animale comme un allié intéressant et concurrentiel pour l’exécution de ce type de chantiers.
Les intérêts pour le débardeur
- La traction animale en forêt apporte une aide et une sécurité dans le cadre de travaux conjoints (désencrouage facile et rapide)
- Le cheval peut être utilisé pour d’autres travaux en traction animale (maraîchage, vigne, tournées culturelles en voiture attelée, …)
- Le calme du travail en forêt et son environnement (faune, résidents, usagers,..) très appréciés
Le cheval comme agent de développement local
- De nombreuses régions connaissent aujourd'hui une désertification et tentent de lutter en développant une politique de diversification.
L'utilisation du cheval permet de s'orienter vers le tourisme rural et la pluriactivité. Il permet ainsi d'offrir quelques emplois tout en jouant son rôle dans le développement rural et la conservation du patrimoine (conservation des races de chevaux de trait qui ont un avenir certain).
- L'utilisation du cheval maintiendrait des secteurs déjà en place tels que l'élevage, la maréchalerie, la bourrellerie, la fabrication de matériels, ainsi que le dressage.
- Enfin, le cheval est un excellent auxilaire pédagogique. Des références prouvent l’intérêt du cheval dans les animations nature.
Le cheval comme source d'énergie
Au niveau puissance, le cheval n'est pas comparable au tracteur. Mais les avantages qu'il possède ne sont pas négligeables :
- Le cheval est capable d'adapter l'effort qu'il fournit à la résistance rencontrée. C'est ainsi qu'il peut fournir un effort maximal d'une valeur égale à son poids pendant 15 secondes. Il peut alors décoller une grume puis la traîner en fournissant un effort moindre mais plus long.
Cette souplesse dans sa puissance et donc dans sa dépense d'énergie est digne des mécaniques les plus sophistiquées
- Alors qu'un tracteur peut perdre jusqu'à 70% de sa puissance à lutter contre les glissements, le cheval a une adhérence presque parfaite
- L'impact du cheval sur le sol est faible en terrain peu portant
(pluie, neige, tourbière)
- Face à une situation critique l'animal saura réagir. L'intelligence du cheval est un gage de sécurité
(éviter les souches et autres obstacles)
- La source d'énergie qu'est le cheval est non polluante, calme et évite le stress et les mauvaises vibrations dans le dos qu'apporte le tracteur
- Le danger lié au renversement est nul contrairement aux engins mécanisés